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Aeronautics Aircraft AirShow
MINIJET CJ01 BD-5J F-PJET
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Le plus petite jet au monde


Histoire
Concepteur américain aujourd’hui disparu, James “Jim” Bede s’est fait connaître dans les années 1960 par une série d’avions de construction amateur, biplaces ou quadriplaces, métalliques. Au début des années 1970, il imagine un monoplace qui sera baptisé BD-5. Certains modèles, dont l’envergure peut varier, sont à hélice implantée à l’arrière du fuselage. Une version à réaction voit le jour, ce sera le BD-5J (J pour Jet). Le tout est vendu en kit à assembler chez soi. La diffusion va connaître de sérieuses difficultés suite à des problèmes de fiabilité des motorisations à hélice. Quelques jets vont prendre l’air. Certains sont alors utilisés par la patrouille du constructeur qui se rend de meeting en meeting pour faire la promotion de son BD-5. Un BD-5J sera même évalué au Centre d’essais en vol (CEV) de Brétigny-sur-Orge pour un éventuel usage comme avion d’entraînement économique pour les pilotes de chasse – sans suite… Le programme finira par le dépôt de bilan de BedeAircraft. L’avion baptisé “le plus petit jet au monde” connaît son heure de gloire, en participant au tournage d’un “James Bond” avec Roger Moore aux commandes.

Minjet CJ-01 Le seul en état de vol en France
Nicolas Charmont, déjà pilote d’un CriCri à réaction après une qualification réacteur passée sur Fouga Magister, a racheté il y a une dizaine d’années aux Etats-Unis un lot matière de BD-5B (hélice) mais sans plans ni licence de construction. Il a alors décidé de construire un jet “à la façon BD-5J” et en y apportant de nombreuses modifications. Après quelques 2 500 heures de travail et après avoir acheté un réacteur Microturbo TRS-18, il a pu en 2015 mettre en vol son CJ-01 Minijet ou Charmont-Jet, désormais basé à Melun.
Le TRS-18 délivre environ 105 kg de poussée au régime de 44000 tr/mn propulsant le monoplace entre 160 et 200 Kt (290 à 360 km/h) pour une machine pesant à vide 220 kg et 450 kg à la masse maximale.
L’aile, en version courte sur le BD-5J, est du type “voilure mouillée” avec 120 litres de carburant contenus dans l’épaisseur du profil. Les deux ailes alimentent une nourrice de 25 litres placée dans le fuselage. L’autonomie du monoplace atteint 1h10.
Tous les comptes-rendus publiés à l’époque sont élogieux, faisant état de superbes qualités de vol malgré la relative forte charge alaire. L’appareil est apte à la voltige avec +6/-4 g.
Du fait des petites roues du train rentrant, le BD-5J a besoin d’une piste en dur avec 100 à 110 Kt (180 km/h) en finale. Al’atterrissage, un atténuateur de poussée réduit la course durant l’arrondi et l’atterrissage, sinon le TRS-18 fournit encore 20 kg de poussée résiduelle et rallonge les distances d’atterrissage.
Si plus d’une centaine de BD-5 à hélice volent désormais dans le monde, pour les BD-5J, le chiffre ne dépasse pas les dix appareils et le F-PJET est le seul à voler en France.

Source : Le Temps des Hélices
crédits photos : Le Temps des Hélices, doerfer.de

Événements avec MINIJET CJ01 BD-5J F-PJET